Victor Marcelot avait déjà rempli un premier objectif en se qualifiant en demi-finale. Mais en l’observant ce matin, puis à l’embarquement, il était visible que le rameur de Boulogne avait faim et qu’il était capable de grandes choses. Il n’avait rien à perdre face à des mastodontes de la catégorie. Dès les premiers coups du départ, Victor est parti dans le rythme. Le rameur norvégien et celui de l’AIN ont ensuite pris quelques mètres d’avance. 4ème au passage du premier 500m, notre rameur était à la bagarre avec le rameur grec Stefanos Ntouskos, champion olympique en 2021 et champion du monde de la catégorie en 2025. C’est à la mi-course que Victor a décidé d’accélérer et de ne pas laisser passer sa chance. Une accélération fulgurante lui a permis de déposer le Grec et de le distancer de plusieurs mètres. Notre tricolore a su contenir son adversaire dans les derniers hectomètres pour passer finalement la ligne en troisième position, synonyme de qualification pour la grande finale A. Un exploit historique pour l’aviron français. Une première finale A dans la catégorie depuis 39 ans !
Il reste une étape à Victor dans ce championnat. Il n’a rien à perdre une nouvelle fois, et c’est dans ce type de course que le rameur français semble être le plus fort.
Louise Lefebvre était la première à courir sur le Bosbaan aujourd’hui ; elle a ouvert cette sixième journée des championnats du monde. Elle prend la quatrième place en finale D. Une belle performance pour cette jeune rameuse, qui a débuté l’aviron il y a deux ans à peine. Il faudra la suivre de près dans les prochaines années.
Le quatre sans barreur homme (Téo Rayet, Florian Ludwig, Alistair Gicqueau, Armand Pfister) se devait de finir sur une bonne note ce championnat du monde. Ils réalisent une très belle course et s’imposent avec la manière ce matin. Un très bon chrono qui n’effacera pas leur frustration de la demi-finale de jeudi.
Le quatre de couple femme (Claire Bové, Margaux Bailleul, Violaine Aernoudts et Mya Bosquet) avait rendez-vous en finale B également. Nos filles ont pris les choses en main dès le début pour passer le premier 500m puis la mi-course en tête, devant le bateau suisse. Seulement quelques centièmes séparaient les deux embarcations, qui ne se sont jamais lâchées. La Suisse a réussi, après le passage du 3ème 500m, à prendre quelques mètres d’avance sur nos tricolores, qui ont su réagir dans l’emballage final. Les Françaises prennent la deuxième place de cette finale B, un résultat qui laisse espérer un bel avenir à ce bateau.
Il était l’heure ensuite de la grande finale A du skiff homme PR1, avec notre rameur Alexis Sanchez. Auteur d’une belle demi-finale la veille, le rameur a tout de suite voulu être acteur de sa course. 5ème après le premier 500m de course, il a su revenir ensuite sur le rameur italien Giacomo Perini à la mi-parcours. Les trois rameurs aux avant-postes n’ont jamais pu être repris sur la deuxième partie de la finale, mais notre rameur réalise une superbe finale. Un déclic pour le rameur, qui compte bien continuer de progresser et venir chercher les meilleurs rameurs de la catégorie à l’avenir.
On retrouvera demain après-midi la finale A de Victor Marcelot à 14h28. Il sera opposé aux rameurs des USA, d’Allemagne, d’Uruguay, de l’AIN et de Norvège. Enfin, en clôture des championnats du monde, la France sera engagée en huit mixte. Une première pour l’aviron français chez les seniors. Hézékia Peron et Emma Cornelis, médaillées d’argent hier en deux sans barreur femme, auront à cœur d’emmener ce bateau, avec Téo Rayet, Alistair Gicqueau, Florian Ludwig, Armand Pfister, Mya Bosquet, Violaine Aernoudts et leur barreur Malo Jacq-Bodet, pour venir chercher le meilleur résultat possible. Face à eux, on retrouvera la Suisse, les Pays-Bas, l’Allemagne, les USA et la Roumanie. Une première médaille historique dans cette catégorie ? Réponse demain à 15h08 !
crédit photo : FFAviron / Anthony Benoit


















