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Têtes de rivière interrégionales 2021 : Les Résultats

Pas question de se reposer en ce week-end prolongé de novembre pour les compétiteurs et compétitrices de l’Hexagone. Aux quatre coins de la France, les prétendant.es à la sélection nationale ont entamé leur saison 2021-2022 par les traditionnelles têtes de rivière interrégionales, le dimanche 14 novembre.

Que ce soit à Caen, à Mulhouse, à Sainte-Livrade ou à Belley-Virginin, c’est un temps pour le moins automnal qui attendait rameuses et rameurs. Dans les quatre zones qui composent l’aviron français (nord-ouest ; nord-est ; sud-ouest ; sud-est) le rendez-vous était attendu. Et pour cause, cette saison marque le début d’une nouvelle olympiade qui emmènera les meilleur.es à Paris, en 2024. L’occasion était donc toute trouvée pour se mettre en valeur dès le retour en bateaux courts.

Si les quatre médaillés olympiques de Tokyo n’étaient pas en lice, la plupart des meilleurs athlètes nationaux ont pu s’évaluer sur ces parcours chronométrés de 6.000 mètres.

 

Zone nord-ouest : Caen

En Normandie, c’est tout particulièrement vers le Skiff Sénior Femme et ses rameuses olympiques que les regards étaient tournés. Et quand seulement huit secondes séparent les quatre premières concurrentes, c’est que le suspens était au rendez-vous. Déjà dominante en individuel l’an dernier, Marie Jacquet a confirmé qu’elle était à l’aise sur ce type d’effort. La rameuse de l’Aviron Marne Joinville était toutefois talonnée, au temps, de très près par ses coéquipières du quatre de couple de Tokyo Emma Lunatti (2e), Violaine Aernoudts (4e), ainsi qu’Audrey Feutrie (3e) qui a réussi à se positionner devant sa partenaire de club à Armentières. Dans la catégorie des poids légers, Aurélie Morizot (Boulogne 92) a repoussé la concurrence à plus d’une minute.

À noter que la locale Margaux Bailleul (blessée), Hélène Lefebvre et Élodie Ravera, notamment, ne participaient pas à cette tête de rivière.

En pointe, les sœurs Cornut-Danjou, Maya et Joséphine, ont dominé le parcours sous leurs nouvelles couleurs de l’Aviron Saint-Quentinois, devançant Adèle Brosse (Rouen CNA) et Pauline Rossignol-Tollard (Joinville AMJ).

 

Chez les hommes, les poids légers ont réalisé les deux meilleurs temps au global. Le rameur algérien du CA Nantes Sid Ali Boudina s’imposant devant le récent vice-champion du monde Junior Martin Bauer (Haute-Seine SN). Le Tourangeau Alistair Gicqueau a réalisé le meilleur parcours en ce qui concerne les rameurs toute catégorie. Mathias Meriguet et Emmanuel Mathieu ont, eux, été les plus rapides en deux sans barreur, en allant une seconde plus vite que Liam et Marc Brisson (Compiègne SN).

 

Zone nord-est : Mulhouse

La zone nord-est s’est, elle, rendue en Alsace, à Mulhouse, pour en découdre. Troquant leur habituel deux sans barreur pour le skiff, Théophile Onfroy et Valentin Onfroy avaient à cœur de réaliser une tête de rivière de qualité, et c’est ce que les deux Verdunois ont réussi, terminant premier et second au bout des 6 kilomètres. Également spécialistes de la pointe, les internationaux Benoit Brunet, Thibaud Turlan et Guillaume Turlan se sont respectivement classés troisième, quatrième et sixième. Le Nancéen Hugo Beurey a, de son côté, réalisé le meilleur temps des poids légers.

Chez les femmes, c’est là aussi une Verdunoise qui s’est imposée. Camille Juillet a bouclé le parcours avec plus de 40 secondes d’avance sur ses plus proches poursuivantes. Quatrième temps de toutes les engagées, Romane Nion (Gravelines USA) a signé le chrono le plus rapide des concurrentes J18.

Les pensionnaires du Cercle Nautique Verdunois ont fait carton plein à Mulhouse puisqu’en deux sans barreur masculin et féminin, les paires Catoul/Juillet et Leclerc/Aubry ont dominé les parcours.

 

Zone sud-est : Belley-Virginin

Sur le Rhône, ce sont les rameuses et rameurs de la zone sud-est qui étaient conviés pour cette traditionnelle tête de rivière. Comme du côté de Caen, les rameurs poids légers se sont mis en évidence. Toujours U23, mais déjà bien expérimentés, Baptiste Savaete et Ferdinand Ludwig se sont livré un beau duel à distance. C’est au final l’Aixois Savaete qui a signé le meilleur temps avec plus d’une seconde d’avance sur le néo-Grenoblois. Les deux légers ont devancé les toutes catégories Maxence Tollet (Lyon-Caluire AC) et Yoann Lamiral (Aix-les-Bains EN).

Pas de surprise du côté du deux sans barreur masculin, avec la victoire de la paire Téo Rayet / Louis Chamorand. Le bateau U23 tricolore de la saison précédente a pris le meilleur sur les rameurs de Chambéry (Ludwig / Pfister).

En l’absence des médaillés de Tokyo Matthieu Androdias, Hugo Boucheron, Laura Tarantola et Claire Bové, les possibilités étaient nombreuses de briller à Belley-Virignin.

Pour sa première année Sénior, la vice-championne du monde Junior Jeanne Roche a réalisé la meilleure performance chez les femmes. La Marseillaise s’est classée en tête à l’issue du parcours, devant la poids léger Susannah Duncan, qui avait participé à la deuxième étape de Coupe du Monde à Lucerne, en mai dernier.

 

Zone sud-ouest : Sainte-Livrade

Enfin, c’est Sainte-Livrade qui accueillait la tête de rivière de la zone sud-ouest. Les pensionnaires du Pôle France de Toulouse et les rameuses et rameurs des régions Nouvelle-Aquitaine et Occitanie ont dû affronter la pluie pour s’évaluer face au chrono. Chez les séniors Homme, c’est Victor Marcelot, qui a rejoint Boulogne 92 pour cette nouvelle saison, qui s’est adjugé le temps de référence. En seconde position, c’est son collègue du Pôle Adam Le Gal qui a concédé 16 secondes au vainqueur, tandis que le Bordelais Corentin Amet a signé le troisième temps, le meilleur pour un poids léger à Sainte-Livrade. En deux sans barreur, la paire Grégoire Bireau / Antoine Perdigal a devancé le bateau poids léger de l’Aviron Toulousain : Benjamin Payzan / Loïc Ponsolle.

Sur le parcours féminin, la meilleure performance est revenue à l’ancienne internationale tricolore Pauline Bugnard, qui a relégué sa coéquipière de l’Aviron Bayonnais Élodie Tardos à plus d’une minute.

 

La saison est donc lancée pour les candidats à la tunique tricolore. Le chemin qui se poursuivra tout l’hiver et emmènera les rameuses et rameurs jusqu’aux Championnats de France bateaux courts de Cazaubon, va désormais passer par de nombreux kilomètres sur l’ergomètre. Des kilomètres accumulés qu’il faudra faire fructifier le week-end du 4 décembre, à l’occasion du traditionnel test ergo.

 

Photos : ©️ Frank Leloire

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