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Cazaubon 2022 : Retour sur le lac de l'Uby, un fantastique final

Dimanche 17 avril, jour de dénouement sur le Lac de l’Uby. Un moment attendu par toutes et tous pour lancer l’olympiade qui nous amènera aux Jeux de Paris en 2024. L’aviron français y voit désormais plus clair sur les forces en présence qui pourront le représenter sur la scène internationale.

Les finales se sont donc enchaînées selon un programme qui voyait une nouveauté apparaître cette année : les épreuves para-aviron disputées le dimanche. Si la plupart des concurrents n’ont pu profiter du soleil gersois, couvert par des nuages bas sur le début de matinée, ils ont été portés par un vent favorable qui a accompagné des performances de haut niveau dans la totalité des catégories.

 

JUNIOR J18

Deux sans barreur féminin

La première épreuve de la journée a donné le ton : c’est allé vite, très vite. Et pour le coup, un équipage en particulier. Cela ne surprendra personne, au vu des tours qualificatifs, qu’il s’agisse de Jeanne Sellier (Reims CNRR) et Léontine Fouquet (Saintes CA). La paire a profité de cette finale pour établir un record de ce bassin du Lac de l’Uby, en améliorant la marque nationale de 10 secondes. Le titre obtenu n’en est que logique. « Le but était de creuser l’écart et de montrer qu’on en avait dans le ventre à chaque course, et on a réussi à rééditer ça en finale ». Vu comme ça, cela parait assez simple.
À distance, les positions se sont figées assez rapidement l’équipage SN Perreux / Aviron Toulousain empochant la médaille d’argent et celui de Marignane CMS / Gravelines GA la médaille de bronze.

 

Deux sans barreur masculin

Après un gros premier 1000 du bateau rémois, l’équipage nancéien a fait parler sa puissance pour faire respecter la hiérarchie observée depuis le début du week-end. Les deux paires s’étant extirpées pour les deux premières places, la bataille a fait rage pour monter sur le podium. Il aura fallu faire appel à la photo-finish pour valider la fin de parcours dantesque de Saint-Cassien/Monaco SN qui s’est offert le bronze. Devant, les Lorrains ont fait confiance à leurs qualités pour décrocher le titre « on ne voulait pas s’affoler, on sait qu’on avait un gros train, pour réaliser ce parcours ».

 

Skiff féminin

Et de deux pour le Sport Nautique de Nancy ! Placée parmi les favorites de l’épreuve, Milla Massemin a creusé un écart impressionnant dès le premier tiers de la course.  La surprise est venue de la ligne d’eau 3, où l’on attendait Romane Nion (Gravelines GA), qui avait dominé toutes les courses précédentes, et qui n’a jamais semblé en mesure de pouvoir se mêler à la lutte pour le podium. Devant, la course était jouée avec la rameuse de Nancy qui s’est assuré le titre avec 6 secondes d’avance. Derrière, on est arrivé de la ligne d’eau n°1 avec Salomé Degeorges (Lorient A Scorff) pour chercher l’argent et de la n°2 pour le bronze avec Lucie Assier (Aix-les-Bains EN).

 

Skiff masculin

La déception sera sans doute immense du côté de Pierre Molins. Le rameur du Valenciennes Université Club avait pris la course à son compte et creusé l’écart petit à petit. Alors qu’il semblait avoir course gagnée, une bouée est venue stopper net la progression du nordiste dans les 100 derniers mètres. Pierre Molins n’a pu que constater les dégâts et laisser ses poursuivants filer vers le titre. Alric Rodrigue Rosati (Avignon SN) a été le principal bénéficiaire de cette erreur et devient Champion de France. Parti à son rythme, le jeune rameur a lancé son accélération dans la deuxième partie de course pour se retrouver en situation de profiter de l’erreur de son adversaire. Pour la médaille d’argent, c’est Côme Gonzalez (Lorient A Scorff) qui a raflé la mise. Le skiffeur de Valenciennes s’est consolé avec une médaille de bronze.

 

SÉNIOR

Deux sans barreur féminin

Dans la première finale Sénior du programme, la logique des tours préliminaires a été respectée en finale. Maya Cornut-Danjou (Saint-Quentin AV) et Emma Cornelis (Nancy SN) n’ont laissé à personne le soin de prendre la tête de la course. Les deux partenaires se sont adjugé ce titre national. « Ça fait du bien de se battre à nouveau plusieurs bateaux. Pour nous on a réalisé une course à la perfection, c’est plusieurs années de travail qui sont récompensées ». À quatre secondes, Julie Voirin (Boulogne 92) et Adèle Brosse (Rouen CNA) se sont emparées de la médaille d’argent. Une satisfaction pour ces deux rameuses qui rament ensemble depuis quelques semaines seulement. Pour la dernière place sur le podium, la paire Saint-Quentin AV / Basse Seine SN s’est assez nettement dégagée en prenant le meilleur sur ses poursuivantes.

 

Deux sans barreur masculin poids léger

On se délecte toujours de retrouver les poids léger en deux sans barreur à Cazaubon. Encore plus quand on retrouve année après année les expérimentés Vincent Faucheux et Guillaume Raineau (Boulogne 92), qui se présentent en tenant du titre au départ. Cette finale a tenu toutes ses promesses et a enthousiasmé le nombreux public qui s’est installé au bord de l’Uby. Longtemps, l’Aviron Toulousain a cru pouvoir créer une surprise depuis le couloir 1. Jusqu’à l’enlevage, ils avaient su répondre aux attaques de la Société Nautique de Monaco, équipage dominant depuis le début du week-end. Dans les derniers mètres, les rameurs de la Principauté, Ludovic Dubuis et Paul Mosser, ont pris le dessus pour s’adjuger la plus belle des médailles : « Cela fait 14 ans qu’on attendait ce titre en rivière, c’est une belle histoire et nous avions à cœur de montrer qu’à Monaco on peut aussi gagner en rivière. » L’Aviron Toulousain a décroché l’argent et l’ACL Aiguebelette le bronze. Les deux rameurs de Boulogne 92 ont, eux, dû se contenter de la cinquième place de la finale.

 

Deux sans barreur masculin

Après un faux départ qui a amené l’ensemble des deux sans barreur à se repositionner au départ, cette finale qui s’annonçait très ouverte a pu livrer ses vérités. La stratégie de course était claire pour Catoul – Juillet (Verdun CN) : s’installer en tête pour prendre l’ascendant. La paire, que les suiveurs avaient classée parmi les outsiders, a vu son plan de course validé par cette finale qu’ils ont dominé de la tête et des épaules : « On avait pour consigne de vraiment gicler, on s’est tout de suite bien senti, et, avec l’adrénaline et l’envie, le reste de la course a découlé naturellement. »

La lutte pour la médaille d’argent a été davantage disputée puisque 4 centièmes ont départagé les équipages concernés. Sur la ligne d’arrivée, le bateau qui a placé sa pointe devant est celui de Téo Rayet (Bergerac SN) et Louis Chamorand (Aix-les-Bains EN). Les jeunes rameurs de Chambéry, Florian Ludwig et Armand Pfister, ont décroché le bronze.

 

Skiff poids léger féminin

Comme attendu, nous avons eu le droit à un match à trois ! Et quel match ! Le plateau parlait déjà de lui-même : deux vice-championnes olympiques pour emmener la catégorie et une vice-championne du monde U23 du skiff poids léger. Sur les trois quarts du parcours, les trois rameuses se sont tenues dans un mouchoir de poche. Et puis, tout en décontraction, les deux médaillées de Tokyo ont décalé Susannah Duncan (Aiguebelette ACL), avant que Claire Bové (Mantes AS) ne fausse compagnie également à Laura Tarantola (Grenoble AV). Sur un rythme effréné, le record du bassin a été abaissé de 90 centièmes, Claire Bové est donc venue conserver son titre. Laura Tarantola et Susannah Duncan ont terminé dans cet ordre.

Réactions

Laura Tarantola, médaille d’argent « Ça fait du bien de retrouver la compétition ! Bravo à Claire qui est la meilleure, je reviendrai l’année prochaine pour prendre une nouvelle revanche. »
Susannah Duncan, médaille de bronze « C’était une première pour moi à Cazaubon. J’ai énormément travaillé et je suis récompensé d’une belle médaille de bronze derrière deux médaillées olympiques. »   
Claire Bové, championne de France : « J’ai adoré cette course, j’ai eu l’impression qu’on était plusieurs dans le bateau tant la course était serrée, c’était génial de pouvoir se retrouver et mettre le corps à l’épreuve à nouveau. »

 

Skiff poids léger masculin

Quand un titre de Champion de France se joue à 6 petits centièmes, c’est que la densité était au rendez-vous ! On attendait de toute manière une finale serrée et les leaders de la catégorie ont répondu présents. Après un départ canon, Baptiste Savaete (Aix-les-Bains EN) a laissé le commandement à Hugo Beurey (Nancy SN) qui a imposé une très grosse série autour des 1000 mètres. Puis c’est Ferdinand Ludwig (Grenoble AV) qui est revenu se mêler à la lutte pour le titre à l’approche de l’arrivée. Le Lorrain a finalement réussi à conserver une marge infime pour devenir le nouveau patron de la catégorie. Ferdinand Ludwig se contente donc de l’argent et Baptiste Savaete du bronze, avec un matelas d’avance assez confortable.

 

Skiff féminin

Le skiff féminin a sacré une nouvelle championne. Un sacre qui ne pourra être contesté tant Emma Lunatti a dominé l’ensemble des parcours de ces championnats de France. Une performance que la pensionnaire du pôle INSEP a validée grâce à une finale pleine d’assurance. La Grenobloise repousse Hélène Lefebvre (Encouragement SESN) à plus de 5 secondes, mais garde la tête sur les épaules : « J’ai l’envie de marquer le skiff féminin sur la durée, oui. Sur la course, j’ai essayé de ne pas me prendre la tête, et j’ai réussi à faire ce que je voulais et je suis ravi de ce succès.Si on m’avait dit ça il y a cinq ans quand j’ai fait ma première « finale-coccinelle », je n’y aurais pas cru ! »

Derrière, Hélène Lefebvre a donc jailli de la ligne d’eau n°1 pour empocher un nouveau podium national et devancer Marie Jacquet (Joinville AMJ), troisième, qui a réalisé une course pleine. Le classement de la finale est complété par Élodie Ravera (Encouragement SESN), Audrey Feutrie (Armentières CLL) et Margaux Bailleul (Le Havre SHA).

 

Skiff masculin

Si le patron annoncé, Matthieu Androdias, a fait respecter son statut, cette finale n’a pas été un long fleuve tranquille pour lui. Dans la première partie de course, le champion olympique a même perdu de vue les leaders de la course, Valentin Onfroy en tête. En l’absence de son frère Théophile, le Verdunois a joué crânement sa chance : « Je voulais rendre la tâche la plus difficile possible à Matthieu. Malheureusement pour moi je n’ai eu pas les armes pour aller au bout. ». Dans la deuxième moitié de course, Matthieu Androdias a fait valoir sa puissance pour prendre la tête, et ne plus la quitter. Le Lyonnais ne s’est toutefois pas envolé en tête de course, un groupe de trois étant à ses trousses. Et parmi ces rameurs, c’est le jeune Romain Harat (CA Nantes) qui a illustré la définition d’aller au bout de soi-même. À l’enlevage, le Champion de France Junior en titre a remonté Valentin Onfroy pour devenir le dauphin de Matthieu Androdias, sur le podium. Le benjamin de la fratrie Onfroy repart lui de Cazaubon avec le bronze, au nez et à la barbe de Benoit Brunet (Saint-Quentin AV).

Réactions

Matthieu Androdias, Champion de France « Mission accomplie pour Valentin qui a presque réussi à me déstabiliser. J’ai fait une course à l’expérience en étant le plus patient possible, et cela a payé ».
Valentin Onfroy, médaille de bronze « le niveau est bien plus dense que ce que l’on pouvait espérer et c’est très bien. Je voulais rendre la tâche la plus difficile possible à Matthieu. Malheureusement pour moi je n’ai pas les armes pour aller jusqu’au bout. »
Romain Harat, médaille d’argent « J’ai kiffé cette course. Je n’étais pas favori, mais j’avais envie d’accrocher les gros. À la fin je n’étais pas très lucide, mais j’ai tout donné, j’adore me faire mal jusqu’au bout et c’est une très heureuse surprise pour moi au bout. »

 

PARA-AVIRON

SF1xPR3 / SF2- PR3

Placées dans la foulée de la finale du deux sans barreur Sénior féminin, les rameuses féminines PR3 étaient amenées à se départager pour deux titres. Le deux sans barreur a vu l’équipage d’Amiens, emmené par la médaillée paralympique Érika Sauzeau, se défaire de ses concurrents Fontainebleau APF, deuxième, et Tain-Tournon / Condrieu, troisième. En skiff, c’est basque Elur Alberdi (Hendaye EAE) qui s’est imposée. La rameuse basque a profité d’une erreur technique de sa rivale Sandra Chaleteix (Albi AC) pour prendre le large.

 

SH2- PR3

Au regard de la série disputée samedi, on savait que la lutte pour le titre nationale serait intense. On en a eu la confirmation avec le duel qui a opposé la paire d’Aix-les-Bains de Jérôme Hamelin et celle de Marseille RC / Monaco SN de Rémy Taranto. Les Savoyards ont choisi de faire la différence dans le premier quart de course et ont su conserver leur avantage pour devenir champions de France.

 

SH1x PR3 

Antoine Jesel a bien été accroché par Jérôme Pailler, mais il s’impose avec une longueur d’avance. Pour la médaille de bronze, c’est Pierre Gas (Libourne CN) qui a réussi à faire la différence. Le médaillé paralympique de Tokyo décroche donc un nouveau titre de champion de France, sous ses nouvelles couleurs de l’Encouragement SESN.

 

SH1x PR1 / SF1x PR1

En PR1, si la densité n’était pas au rendez-vous, on a vu l’inoxydable Pascal Danière (Roanne-le-Coteau AV) décroché un nouveau titre de Champion de France chez les hommes, et Claire Franson (Corbeil ASCE 91) faire de même chez les femmes.

 

SF1x PR2

Les années passent, mais la patronne de la catégorie reste la patronne ! Perle Bouge (Aviron Bayonnais) n’a jamais laissé espérer ses adversaires sur le plan d’eau de Cazaubon. La Bayonnaise remporte son onzième sacre national.

 

SH1x PR2

Même constat dans l’épreuve masculine. Bien qu’il ait raccroché les pelles Bleu-Blanc-Rouge, Stéphane Tardieu continue d’amasser des fanions pour le club de Boulogne 92. Il a relégué son coéquipier Christophe Lavigne à plus de 20 secondes. C’est Alexis Sanchez de l’Avi’Sourire Marseille qui complète ce podium.

 

PARA-AVIRON ADAPTÉ

Pas de Championnat de France pour les rameurs et rameuses Para-Aviron Adapté, mais un Critérium National. Au delà de la course aux médailles, un objectif était en ligne de mire pour tous avec la possibilité d'une sélection pour la Régate Internationale Para-Aviron de Vaires-sur-Marne, qui se déroulera en Juillet prochain. Les compétiteurs avaient alors à coeur de briller. 
Trois épreuves étaient au menu du jour : le skiff PR3-ID CD féminin, où Apolline Mongin du SN de Nancy a dominé la course ; la même catégorie chez les Hommes, qui comprenait 12 engagés, a été remportée par Florent Coqueugniot (Orléans-Olivet AC) ; et le skiff PR3-ID BC masculin qui a vu la victoire de l'unique engagé : Guillaume Latour (Marseille AAS).

 

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