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Le quatre barré mixte PR3 : un équipage mêlé d’expérience et d’histoire

La flotte française sera complète pour les Jeux paralympiques de Paris 2024. Le plus long d’entre eux compte cinq protagonistes : deux rameurs, deux rameuses et un barreur. Objectif : la plus belle des médailles.

Comme pour les autres coques paralympiques, l’histoire du quatre barré mixte PR3 est récente. On se souvient que le para-aviron n’a rejoint le programme des championnats du monde World Rowing qu’en 2002 à Séville, et celui des Jeux paralympiques en 2008 à Pékin.

Et c’est en 2012 à Londres que le quatre barré mixte PR3 vient s’ajouter au programme de l’événement, offrant un double avantage : celui d’un bateau long et en pointe, alors que jusque là, seule la couple était présente.

Et dès le début de l’olympiade olympiade, la France s’y prépare et présente en 2011 aux mondiaux de Bled un équipage composé de Rémy Taranto, Antoine Jesel, Agnès Laval et Corinne Simon, barrés par Mélanie Lelièvre. Le bateau se classe à la quatrième place et, l’année suivante aux Jeux de Londres, termine à la huitième place. Et déjà là l’histoire personnelle d’un des rameurs s’inscrit aux côtés de celle de l’embarcation. L’Anglais responsable de l’accident et du handicap d’Antoine Jesel assiste à la compétition et finira la soirée avec lui.

A partir de 2014, l’équipe de France paralympique inscrira durablement l’embarcation dans son collectif, la qualifiant une nouvelle fois pour les Jeux paralympiques suivants : ceux de Rio. On y retrouve là encore Rémy Taranto et Antoine Jesel, mais leurs coéquipières ont changé : Guylaine Marchand et Anne-Laure Frappart monte dans le bateau. Ils sont désormais barrés par Robin Le Barreau. Là encore, le bateau n’entre pas en finale A et termine huitième de la régate paralympique.

Le secteur para-aviron connaît alors quelques chamboulements et Charles Delval, qui en prend la responsabilité, lance une grande politique de recrutement, à la fois de manière directe, mais aussi grâce aux campagnes de communication du Comité paralympique et sportif français. Il entre également en contact avec les autres fédérations sportives, examine les profils d’athlètes, échange avec eux, leur fait découvrir l’aviron. C’est ainsi que sur l’olympiade suivante, des rameuses comme Elodie Lorandi ou Margot Boulet découvrent le bateau, et le quatre barré mixte PR3. Un bateau qui gagne une nouvelle fois son ticket pour les Jeux paralympiques, à Tokyo cette fois. A son bord, on retrouve une nouvelle fois Antoine Jesel et Rémy Taranto, et ils sont une nouvelle fois rejoints par de nouvelles coéquipières : Margot Boulet et Erika Sauzeau, conservant Robin Le Barreau à la barre. Et cette fois-ci, c’est enfin sur le podium qu’on les retrouve, le bronze autour du cou.

Une première qui n’allait pas être une dernière concernant les podiums internationaux : depuis, l’embarcation s’y retrouve régulièrement, notamment aux mondiaux de Racice en 2022.

Le défi du bateau, comme des bateaux para-aviron : savoir composer entre vie personnelle des athlètes, contraintes familiales et professionnelles, mais aussi tenir compte des états de forme qui peuvent varier au fil de la saison. L’essentiel : être au pic fin août, pour monter cette fois sur une marche du podium à la maison, devant familles, amis et supporters !

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