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Quatre médailles pour l'équipe de France sur la seconde étape de Coupe du Monde

Clap de fin à Poznan. L’Équipe de France voulait s’engouffrer dans la dynamique lancée par le bateau médaillé samedi. Cinq finales A étaient au programme, ainsi que huit finales B qui ouvraient le programme de la journée.

 

Deux de couple poids léger masculin

Les deux premières courses de Ferdinand Ludwig et Hugo Beurey avaient laissé présager de belles perspectives en vue de la finale de cette Coupe du Monde. En s’appuyant sur un bon départ, les deux poids léger ont pu basculer dans la bonne partie du peloton. Un impressionnant milieu de parcours de leurs rivaux norvégiens a obligé les Français à réagir. Grâce à leur qualité d’enlevage, Hugo Beurey et Ferdinand Ludwig ont pu remonter le bateau suisse, parti en tête, mais les Norvégiens étaient hors de portée pour que les Français puissent revenir à leur hauteur. C’est donc une deuxième place et une médaille d’argent qui ravit nos deux tricolores : « C’est l’une des premières courses de l’année où il manque une poignée de nation, on verra au fur et à mesure, mais ça fait plaisir d’être médaillés, a réagi Hugo Beurey ». Même constat pour son chef de nage, une fois la frustration mise de côté « Première médaille pour nous, donc satisfaite ! Il reste toujours une pointe de déception, je suis abonné à la deuxième place … La plus haute marche arrivera la prochaine fois, j’en suis sûr ! ».

Les deux Français vont repartir à l’entraînement avec des bases de travail déjà identifiées par Hugo Beurey : « C’est une belle course, on a essayé de travailler le 1000 du milieu. Et il va falloir que l’on continue à l’entraînement, car on a vu que les Norvégiens sont assez monstrueux sur cette partie. Il faudra surement qu’on essaye de les surprendre sur les prochaines étapes quitte à exploser sur la fin, car on ramait encore très bien dans le final. C’est bien d’avoir plusieurs cartouches et de pouvoir changer de stratégie si besoin».

 

 

Skiff masculin

Pour le clan français, le week-end se clôturait sur la finale de l’une de ses têtes d’affiche, Matthieu Androdias. Le Lyonnais croisait le chemin de Melvin Twellaar, l’un de ses dauphins à Tokyo. Et après un départ où le Français a dicté le rythme, c’est bien le Néerlandais qui a pris la tête de la course pour ne plus la lâcher. Ayant réalisé que son peu d’entraînement ne lui permettrait pas d’aller chercher son rival, Matthieu Androdias s’est « appliqué à assurer la deuxième place en contrôlant d’éventuels retours. Je n’avais pas les ressources pour essayer quelque chose de fou, mais bon je ne pensais vraiment pas décrocher une médaille ici. ».

Une médaille d’argent à Poznan pour laquelle le champion olympique aurait signé avant de débuter la compétition, « le stage a été compliqué, sur les exercices de vitesse je n’étais pas aux avant-postes, en étant assez en souffrance physiquement. J’ai l’impression que la finale est ma moins bonne course du week-end, donc repartir avec un podium c’est positif ».

C’est une dynamique qui est relancée pour le champion olympique « j’ai pris des infos, je connais mieux les axes de travail, en espérant monter en puissance tout au long de la saison. ». Rendez-vous à Lucerne, à nouveau en skiff, pour Matthieu Androdias.

 

 

Deux de couple mixte PR2

Retour en argent pour Stéphane Tardieu aux côtés de Perle Bouge en deux de couple mixte PR2 ! Le mot d’ordre des deux Français était de se faire plaisir à Poznan, et se faire plaisir avec une médaille à la clé était une bonne manière de signer ce retour. Après une série en bord à bord, les deux tricolores savaient qu’ils allaient devoir réussir leur départ : « Il y a plus d’écart par rapport à la série, car on a mieux commencé la course (sans taper les bouées) et ça fait la différence. Sans erreurs, en gestion, et étant bien concentrés, on a pu partir plus fort et maintenir cela beaucoup plus longtemps, explique Perle Bouge ». Une stratégie réussie pour les Bleus qui se sont détachés avec l’embarcation locale pour la victoire. Sur la ligne d’arrivée, c’est bien une seconde place pour Perle Bouge et Stéphane Tardieu qui satisfait complètement le duo « Sincèrement, cette deuxième place elle est juste magnifique, réagit Perle Bouge avant que Stéphane Tardieu ne revienne sur la reformation de ce bateau, à ce jour, on a ramé avec nos moyens. Ça fait seulement 6 sorties qu’on fait ensemble. Donc c’est vrai que le dernier 500 est compliqué, mais on les accroche bien, on est à notre niveau ! ».

 

Quatre de couple féminin

Après s’être évité un repêchage samedi, Emma Lunatti, Margaux Bailleul, Violaine Aernoudts et Marie Jacquet faisaient face aux meilleures embarcations de la planète. La tâche n’était pas simple pour notre quatre de couple qui disputait là sa première finale internationale.

Face aux meilleures embarcations de la planète, les tricolores n’ont pas démérité, mais n’ont pu se mêler à la lutte pour le podium. Dans la partie intermédiaire du parcours, nos rameuses ont dû se résoudre à laisser filer quatre de leurs adversaires. Au final, les quatre protégées de Camille Ribes ont coupé la ligne en cinquième position pour boucler une compétition qui aura permis de constater les progrès effectués par le bateau depuis les Jeux de Tokyo.

 

Skiff femme PR1

Dans une finale d’une rare densité en skiff PR1 féminin, Nathalie Benoit s’est employée sous la chaleur étouffante du Lac Malta. Après 1500 mètres très serrés entre les cinq rameuses, les plans du podium ont commencé à se dessiner. Pour la Française, c’est un duel face à l’Allemande qui prenait forme pour les derniers hectomètres. Malheureusement, Nathalie Benoit n’avait pas les armes pour répondre aux attaques de sa rivale aujourd’hui. Elle a donc dû se contenter d’une place au pied du podium à Poznan. On retrouvera la rameuse PR1 pour d’autres échéances importantes cette année.

 

Finales B

Deux sans barreur féminin, Joséphine Cornut-Danjou et Agathe Oudet à seulement 18 ans et 20 ans, sixième de leur finale B, un bel apprentissage du très haut niveau. Même constat pour Armand Pfister, 19 ans, et Florian Ludwig, 20 ans, qui finissent 5e d’une finale B remportée par Louis Chamorand et Thibaud Turlan. La paire française boucle son week-end de Coupe du Monde sur une bonne note.

En quatre sans barreur, Téo Rayet, Marc Brisson, Esteban Catoul et Etienne Juillet ont fait mieux que se défendre. Seulement devancés par un bel équipage allemand, les quatre tricolores sont venus prendre la seconde place pour leur première Coupe du Monde ensemble. Fin de parcours un peu plus compliqué chez les femmes pour Emma Cornelis, Julie Voirin-Verstraete, Adèle Brosse et Maya Cornut. Les Françaises ont dû se contenter de la cinquième place.

L’apprentissage continue également pour Audrey Feutrie. En lice en skiff féminin, la jeune rameuse nordiste n’a pu rivaliser avec ses adversaires et a bouclé son parcours en dernière position.

Du côté des deux de couple poids léger, en l’absence des vice-championnes olympiques, Aurélie Morizot et Susannah Duncan ont réalisé une performance honorable. Le duo a conclu sa Coupe du Monde avec une troisième place en finale B. Conclusion positive également pour le second bateau masculin de Baptiste Savaete et Pierrick Verger avec la troisième position. De bon augure pour la suite de la saison.

Encore juste pour son retour à la compétition, Hugo Boucheron ne s’est pas aligné au départ de sa finale.

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