Le bilan de la Coupe du Monde II

L’équipe de France a effectué sa rentrée sur le circuit de la Coupe du Monde du 16 au 19 juin. À l’issue du week-end, les Bleus totalisent quatre médailles acquises sur le Lac Malta. Deux en argent pour le groupe olympique, deux pour le groupe paralympique, dont une en or pour le deux sans barreur PR3.

Au classement des médailles, la France pointe à la 9e place, mais possède le 5e total le plus élevé. Après cette confrontation avec la concurrence internationale, l’heure est aux premiers enseignements.

 

Bilan Jürgen Grobler – Programme Ambitions 2024 OLY

Globalement, le bilan est encourageant. Il y a de bonnes choses sur des bateaux en reconstruction comme celui du deux de couple poids léger qui revient sur le devant de la scène après une olympiade de Tokyo compliquée, et ce alors qu’ils ne rament pas encore ensemble au quotidien. Le quatre de couple femme, avec déjà une olympiade derrière les rameuses, rentre directement en finale avec une forte concurrence. C’est bien même si la finale n’est pas à la hauteur des espérances.

Je suis également content pour Matthieu par rapport à sa préparation qui a été compliquée avant cette Coupe du Monde. Il faut noter qu’un des deux bateaux phares (le double poids léger féminin) n’était pas présent et arrivera en renfort à Lucerne.

Pour les autres bateaux plus jeunes qui ont une marge de progression, on est encore loin du très haut niveau international, mais j’apprécie l’engagement que les rameuses et rameurs ont mis ce week-end. Pour continuer à progresser, il faut que les équipages rament davantage ensemble au quotidien. Nous avons lancé les démarches dans ce sens pour être en place dès la saison prochaine.

Après Essen, le niveau est monté d’un cran, notamment pour les bateaux longs, et il manque quelques nations encore : la Roumanie, l’Italie, la Grande-Bretagne, notamment. L’olympiade est bien lancée.

 

Bilan Charles Delval – Programme Ambitions 2024 PARA

Week-end de travail avec une partie du groupe paralympique. On avait des choses à voir avec Nathalie Benoit notamment qui disputait ses toutes premières courses de la saison. Elle a répondu présente et bien engagée lors de la finale. On a une concurrence qui est de plus en plus nombreuse. Sur le double mixte PR2, un bateau qui ne s’était pas remonté depuis 5 ans, ils se sont tout de suite retrouvés. Ils ont répondu aux consignes et font la course en tête sur les trois quarts du parcours. La grosse satisfaction de cette Coupe du Monde c’est le bateau de Laurent Cadot et Jérôme Hamelin en PR3. Le record du monde qui arrive avec la médaille d’or confirme l’apport de Laurent au sein de l’embarcation et dans le groupe. Il fait bénéficier de son expérience à l’ensemble des rameuses et rameurs de notre collectif, c’est une vraie plus-value.

Au final, pour l’ensemble de notre collectif on a pu prendre des repères vis-à-vis des autres nations, on a encore une régate à la maison à Vaires-sur-Marne, sur le futur bassin olympique, où l’on va tester des choses. Suite à ça on pourra décider des compositions pour les Championnats du Monde et les Championnats d’Europe.

 

Conclusion Sébastien Vieilledent – Directeur Technique National

Cette Coupe du Monde II était avant tout une régate de travail. Notamment pour certains projets qui avaient manqué la qualification olympique l’an dernier et qu’il faut à tout prix relancer. Dans le cadre de notre objectif de 3 ou 4 médailles olympiques, on est sur notre feuille de route, sans le deux de couple poids léger féminin. Le groupe reste au travail.

Avec les aléas du calendrier actuel, les bateaux ne se sont retrouvés que quelques jours en stage. De ce fait, il n’y a pas eu une progression notable entre Essen et Poznan. Cela illustre bien la marge de progression compliquée que nous avons avec peu de jours de travail en commun. Cela conforte la dynamique que nous mettons en place afin que les rameurs puissent se retrouver sur les mêmes lieux d’entraînement pour dynamiser les projets aux côtés de leurs entraîneurs en équipe de France tout au long de la saison. 

 

C’est donc avec des résultats encourageants, mais surtout des enseignements importants sur les axes de travail identifiés que l’équipe de France est rentrée de Pologne. Les Bleus mettront maintenant cap sur Lucerne pour le groupe olympique, et Vaires-sur-Marne pour le groupe paralympique qui disputera la première régate para-aviron sur le bassin des Jeux.

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