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Le quatre sans barreur U19 décroche le bronze à Varèse

C'était jour de finales pour l'équipe de France U19 à Varèse. Les Bleuets ont décroché une quatrième médaille de bronze pour la délégation tricolore, dans une course qui s'est jouée à l'envie et à la cohésion.

Les U23 avaient ouvert le bal de ces doubles championnats du monde, les U19 l'ont fermé aujourd'hui devant un public venu en nombre, des quatre coins du globe, encourager celles et ceux qui représentent la relève de l'élite, dont le rendez-vous se tiendra dans quelques semaines à Racice.

Six bateaux français étaient alignés aujourd'hui sur le lac de Varèse, dont trois en finales A. L'un d'eux a gagné le droit de rejoindre le ponton d'honneur et de s'aligner sur le podium, sous les applaudissements des Français présents.

"On est restées soudées jusqu'à la fin"

Tous les bateaux sont partis très fort dans cette finale A du quatre sans barreur féminin. Léa Herscovici, Caroline Lagarde, Léontine Fouquet et Jeanne Sellier n'étaient pas en reste, et pourtant les conditions n'étaient pas idéales. "C'était compliqué avec le vent, expliquent-elles, il y avait des vagues qui entraient dans le bateau. Les autres ont fait des fausses pelles autour de nous, on a failli en faire nous aussi". Les Italiennes championnes d'Europe ont repris le leadership aux Américaines qui ont flanché dans le deuxième 500, et ont été suivies par les Roumaines. Les Françaises en ont profité pour creuser l'écart sur leurs poursuivantes derrière elles. "On s'est défendues, sans réfléchir, on est restées soudées jusqu'à la fin. A chaque relance, ça repartait". Une solidarité qui leur a permis de décrocher le bronze mondial. "L'équipage a changé depuis les Europe, mais depuis on a travaillé ensemble, chacune sur ses défauts, ça a marché". Jeanne Sellier et Caroline Lagarde vont faire leur entrée en U23 la saison prochaine, Léa Herscovici et Léontine Fouquet ont hâte de les y rejoindre.

Salomé Degeorges et Milla Massemin ont tenté crânement leur chance, isolées à la ligne d'eau 1. Au bout de 500 mètres de course, elles étaient encore en deuxième position derrière les Grecques championnes d'Europe qui ont survolé le parcours. 500 mètres avant l'arrivée, le podium était quasiment distribué, avant que les Italiennes ne remontent et s'emparent de l'argent au détriment des Allemandes. Les Françaises terminent à la cinquième place mondiale.

Pierre Czerwik, Alexis Rose, Alexandre Jolard, Maxime Eymard, Lucas Fauché, Pierre-Esteban Soubeste, Louis Descot-Vigouroux, Harry Fisher et leur barreuse Lucie Mercier étaient alignés en finale A face à de grosses écuries du huit masculin. Les Allemands ont donné le tempo de la course, suivi de près par les Britanniques, laissant les autres protagonistes se battre pour la troisième place. Un affrontement qui a rapidement tourné à l'avantage des Américains qui ont décalé les autres nations. Encore quatrièmes au passage des 1500 mètres, les tricolores ont cédé aux attaques des Chinois et des Italiens, et terminent à la sixième place. Il faut remonter en 2014 à Hambourg pour retrouver un huit U19 en finale A des championnats du monde, des Bleuets qui peuvent déjà s'enorgueillir d'avoir porté leur embarcation jusqu'à ce niveau de la compétition.

Finales B U19

Même les finales B, quand on est aux championnats du monde, sont relevées. Pierre Picquet-Egly et Youenn Mer-Appere étaient ainsi alignés face aux Autrichiens et Grecs, finalistes des Europe il y a 2 mois ici même à Varèse. Un temps au contact, les tricolores ont perdu du terrain et terminé à la cinquième place de la course, se classant ainsi au onzième rang mondial de la discipline.

Les Ukrainiens, finalistes aux Europe, ont survolé la finale B du deux de couple masculin. Dans les derniers 500 mètres, Alric Rodrigue et Come Gonzalez ont néanmoins réussi à réduire l'écart avec eux au coup par coup et à distancer les Serbes. Ils terminent donc deuxièmes de la course, soit une belle huitième place mondiale dans la discipline.

Pierre Molins a pris sa revanche sur la demi-finale du skiff masculin d'hier. Le Français retrouvait le skiffeur danois August Wisholm qu'il avait déjà rencontré en série et en quart de finale également finaliste des mondiaux de Plovdiv en 2021. Il a pris la course à son compte d'entrée de jeu, ne laissant personne véritablement l'inquiéter et a remporté aisément la finale B, se classant ainsi au septième rang mondial d'une discipline très disputée.

Yannick Schulte, responsable du programme Génération 2024-2028, revient sur ces doubles championnats : "sur l'ensemble, il y a bien sûr de la frustration ; les résultats ne sont pas à la hauteur des espérances des athlètes, mais aussi des nôtres. On estimait pouvoir faire mieux, en termes de médailles ou de bateaux placés en finales A".

Pour le groupe U23, Yannick Schulte note la jeunesse du groupe : "seul le deux de couple poids léger est en quatrième année seniors. Il y a beaucoup de jeunes, avec des seniors 1 ou 2. Ca n'empêche pas que l'on peut être médaillé à cet âge, mais c'est un groupe qui peut évoluer et qui se construit sur les résultats des U19 des années d'avant. Mais bien sûr, on ne peut pas dire qu'on est satisfaits, comme des années où on sortait des championnats avec le sourire : Romain Harat est passé à côté de sa finale, le double masculin aussi avec sa fausse pelle".

Même sentiment mitigé du côté des résultats U19 : "on est déçus pour Pierre Molins, poursuit Yannick Schulte, qui passe à côté de sa demie, le deux de couple féminin fait de bons championnats, le masculin est à son niveau, de même que le quatre sans barreur qui est médaillé, sur une bonne course. Le huit gagne sa série, ce qui nous avait donné des espoirs légitimes ; ils finissent à deux secondes de la médaille. Il y a cinq rameurs en première année U19 dans l'équipage ; notre projet est de construire ce huit pour Vaires-sur-Marne l'an prochain, et là ils gagnent leur série ! Les nations médaillées sont l'Allemagne et la Grande-Bretagne qui n'étaient pas aux Europe, et les USA. Tout ça, c'est de l'expérience prise, comme pour le deux sans barreur qui, à la base, était les remplaçants du huit et que l'on a engagé après le parcours handicap. Si en 2023 on fait une médaille, on sera fiers. C'est aussi ça le risque de mettre tous ses œufs dans le même panier : avec un huit, on n'a qu'une cartouche, avec un deux sans barreur, un quatre barré, on en a deux, donc plus de chance, mais c'est un défi sympa qu'on a voulu relever, car on a aussi une génération qui est sur ce profil". Une amertume qui reste donc compensée par les projets nourris pour les rameuses et rameurs des deux collectifs.

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