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Germain Pontois nommé responsable de l’équipe de France de para-aviron 

La Fédération Française d’Aviron a le plaisir d’annoncer la nomination de Germain Pontois au poste de responsable de l’équipe de France de para-aviron. 

Cette nomination fait suite à l’appel à candidatures lancé par la Fédération et à un processus d’évaluation conduit en lien avec l’Agence Nationale du Sport. 

Présent dans le monde de l’aviron depuis 30 ans, dont 23 ans comme professionnel, Germain Pontois entraîne en club mais aussi dans les équipes techniques régionales et en tant que coordonnateur technique de la zone Sud-Ouest. 
En 2019, il intègre le staff de l’équipe de France U23 féminine, sous la responsabilité de Christine Gossé. 

Depuis 2022, il est membre du staff de l’équipe de France de para-aviron, aux côtés de Charles Delval, Frédéric Doucet et Loïc Mariage, dans le cadre de la préparation des Jeux paralympiques de Paris 2024. Il entraîne dès 2022 le deux de couple PR2, composé de Perle Bouge et Stéphane Tardieu, puis de Perle Bouge et Benjamin Daviet. Depuis 2024, il accompagne également Alexis Sanchez en skiff PR1. 
Son action contribue alors à des résultats significatifs, avec des équipages médaillés aux championnats d’Europe et deux équipages finalistes aux Jeux paralympiques de Paris 2024, tout en poursuivant la structuration et le développement de la discipline. 

Sous sa responsabilité, l’équipe de France de para-aviron s’inscrit désormais dans une nouvelle dynamique de performance, tournée vers les Jeux Paralympiques de Los Angeles 2028. 

La Fédération Française d’Aviron lui souhaite pleine réussite dans ses nouvelles fonctions. 

Réaction

« Ce n’est pas un aboutissement, mais une grande fierté. Mon parcours est sans doute un peu atypique. Je suis fier de montrer qu’il existe d’autres chemins quand on s’accroche et qu’on est passionné. 

L’ambition n’est pas de faire table rase du passé. Si la France a été deuxième nation aux Jeux avec cinq bateaux finalistes, c’est qu’il existe un vrai savoir-faire et des bases solides. Il faut s’appuyer dessus. 

J’ai construit mon projet autour de trois axes. Le premier est de tisser un réseau national para-aviron plus fort. Aujourd’hui, ce travail est porté par quelques personnes, mais il n’est pas encore assez diffusé dans les territoires. Je veux que la “team para” devienne une identité, que les clubs soient mieux accompagnés et que nos collègues en région soient mieux armés pour accueillir ces publics. On ne valorise pas assez les gens de l’ombre. Or, sans eux, rien n’est possible : les équipes techniques, médicales, les structures locales. La team para doit devenir une vraie force collective. 

Le deuxième axe concerne la relève. À Paris, notre moyenne d’âge était de 36 ans, contre 24 pour certaines nations concurrentes. Notre réussite est venue de l’expérience, mais nous devons aussi préparer l’avenir. Il est nécessaire de créer un vivier, de faire monter des athlètes en compétences et de les accompagner pour construire la suite. 

Le troisième axe est le collectif performance. L’idée est d’augmenter tous nos curseurs dans la précision de l’entraînement : accompagnement individualisé, préparation matérielle, physique et mentale. Le staff ne peut pas avoir une expertise élevée dans tous les domaines, nous devons nous entourer de spécialistes pour aller plus loin. 

Pour les saisons à venir, l’objectif est évidemment de qualifier un maximum de bateaux pour les Jeux paralympiques de Los Angeles 2028. Nous sortons de notre meilleure paralympiade, avec l’exigence d’être capables de faire aussi bien, voire mieux. Mais pour durer, continuons à élever le niveau individuel de nos rameurs expérimentés et élargissons notre réservoir d’athlètes pour constituer des équipages complets. »