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La médaille de bronze pour le deux de couple poids léger aux Jeux Méditerranéens

Engagée du 31 août au 2 septembre à Tarente, en Italie, l’équipe de France d’aviron a conclu les Jeux Méditerranéens avec une médaille de bronze. Elle est venue récompenser le deux de couple poids léger hommes de Léo Desmolles et Frédéric Ludwig, troisième d’une finale remportée par l’Italie devant la Grèce.

Les Jeux Méditerranéens sont une compétition internationale multisport organisée tous les quatre ans, qui a réuni cette année 26 nations dans plus de 30 disciplines. Pour l’aviron français, l’objectif était de participer aux résultats d’ensemble de la délégation française, placée sous l’égide du CNOSF, et de donner de l’expérience internationale sur une compétition majeure à de jeunes rameurs et rameuses.


Médaillé aux championnats du monde U23 quelques semaines plus tôt dans cette même catégorie, le rameur de l’Aviron Majolan Léo Desmolles a de nouveau goûté au podium international à Tarente, cette fois aux côtés du Grenoblois Frédéric Ludwig. Associés pour la première fois, les deux rameurs ont su rapidement trouver leurs repères pour décrocher la médaille de bronze.

Troisièmes de leur course préliminaire, ils avaient terminé à moins d’une seconde des Grecs, à seulement un dixième des Italiens. « On savait qu’on avait un bon finish. On n’a pas paniqué, on est restés calmes et on est bien remontés à la fin », raconte Frédéric Ludwig.

En finale, le départ est cette fois réussi et permet au bateau français de se placer immédiatement aux avant-postes. Distancés en milieu de course, les Français lancent leur remontée dans les 600 derniers mètres. Leur travail sur les enlevages, développé pendant leur préparation et accompagné par leur entraîneur François Meurillon, leur permet de reprendre progressivement de la vitesse. Dans les derniers mètres, ils jettent toutes leurs forces dans la bataille pour revenir sur l’Égypte et arracher la troisième place.

Une médaille de bronze qui récompense un équipage à la préparation express, avec seulement quelques semaines de travail en commun. « On a vraiment essayé de travailler sur les points qui nous permettaient de ramer ensemble et ça a payé », souligne Léo.

Les deux rameurs auront également pu mesurer la dimension particulière de cette compétition, qu’ils décrivent comme de véritables « mini-Jeux olympiques ».


Le deux de couple poids léger femmes d’Elena Chevrier Da Costa et Lou Philippe termine au pied du podium, à la quatrième place de la finale, derrière notamment le bateau tunisien de la Nantaise Selma Dhaouadi, récemment médaillée aux championnats du monde seniors à Amsterdam. Christine, Gossé, responsable du programme de détection et des collectifs U17/U19/U23, retient néanmoins l’investissement de l’équipage, qui «a fait son maximum », malgré une concurrence internationale relevée.

Chez les hommes, le deux de couple composé de Samuel Arque et Hugo Roch termine également quatrième. Les Français réalisent une première moitié de finale solide, restant dans le groupe des poursuivants des Serbes à mi-course. La suite s’avère plus difficile face à une concurrence particulièrement relevée, avec notamment les vice-champions du monde serbes, qui s’imposent à Tarente. « Ils font une grosse première partie, un gros premier mille », souligne Christine Gossé. Mais lorsque les leaders accélèrent, les Français ne peuvent pas répondre et terminent finalement quatrièmes. Une course qui n’en reste pas moins intéressante pour les deux rameurs.

En skiff poids léger, Albin Delacommune et Rose Gallen avaient tous deux terminé deuxièmes de leur série avant leur finale. Le rameur de Château-Gontier prend finalement la cinquième place en finale. Rose Gallen termine pour sa part quatrième de la finale. Une performance à replacer dans le contexte d’une saison menée en parallèle de ses études : actuellement en cinquième année de médecine, Rose a notamment effectué sa préparation à Nantes alors qu’elle était en stage aux urgences. « Ce sont des conditions d’entraînement qui ne sont pas les plus simples », rappelle Christine Gossé.

Le skiff masculin avait offert une belle entrée en matière à Elouen Chénédé. Le rameur de Boulogne 92 avait remporté sa série dès le premier jour, avant de connaître une finale plus difficile, conclue à la sixième place. Une course particulièrement relevée, avec notamment la présence du Grec Stefanos Ntouskos, champion olympique à Tokyo et champion du monde en 2025. « Il n’a pas démérité, parce qu’Elouen est quelqu’un qui s’investit à chaque coup et qui donne toujours son meilleur », souligne Christine Gossé.

Enfin, Chloé Portier termine septième au classement général. Quatrième de sa série, la rameuse de l’AS Mantes a disputé la finale B, qu’elle a remportée. « Elle a fait son maximum et, pour une seconde, ne passe pas en finale », résume Christine Gossé.

Une expérience internationale riche d’enseignements

Au-delà de la médaille de bronze du deux de couple poids léger hommes, ces Jeux Méditerranéens auront surtout permis à une jeune équipe de France de se confronter à une concurrence internationale particulièrement dense. Plusieurs des rameurs et rameuses tricolores présents à Tarente sortaient tout juste des championnats du monde U23 de Duisbourg et poursuivent ainsi leur progression à la croisée des collectifs U23 et senior.

« Il y a eu une très bonne ambiance de travail dans le groupe », retient Christine Gossé. Une dynamique collective positive dans un contexte de compétition exigeant, marqué notamment par une forte chaleur et par la présence de plusieurs rameurs et rameuses de très haut-niveau.