L’équipe de France d’aviron a lancé sa saison internationale ce week-end à Piediluco (Italie), à l’occasion du Memorial Paola d’Aloja. Pour cette première sortie, les Tricolores ont enchaîné les courses et les tests, avec à la clé plusieurs podiums et de nombreux enseignements pour la suite de la saison.
Une première partie solide et prometteuse
Dès les premières courses disputées vendredi après-midi et samedi matin, les équipages français ont affiché un niveau intéressant.
En skiff féminin, Emma Lunatti a parfaitement lancé son week-end en remportant sa série devant des adversaires de référence. Elle s’est ensuite inclinée en finale face à la Grecque Anastasiadou et à l’Italienne Codato, décrochant une belle médaille de bronze.
En deux de couple féminin, Claire Bové, vice-championne de France en titre, et Mya Bosquet, championne de France il y a un mois à Cazaubon, sont montées en puissance. Troisièmes de leur série, elles ont réalisé une très belle finale pour aller chercher l’argent, derrière les médaillées mondiales Tatsiana Klimovich et Alena Furman.
Le quatre de couple féminin composé de Violaine Aernoudts, Margaux Bailleul, Agathe Oudet et Milla Massemin a signé un sans-faute avec une victoire en série puis en finale.
Chez les hommes, en deux de couple, Victor Marcelot et Samuel Arque ont décroché la médaille d’argent après s’être qualifiés en finale A grâce à une deuxième place en série, tandis que Hugo Roch et Yoann Lamiral (deuxième de leur série) ont pris la cinquième place en finale. Le troisième équipage français engagé, Jordan Godde et Arthur Mockels, a terminé deuxième de la finale B.
En quatre sans barreur, l’équipage Pfister, Gicqueau, Ludwig et Rayet a survolé la compétition avec une victoire en série puis en finale. Le second bateau français (Bobillier, Warin, Tubidis, Descot-Vigouroux) s’est qualifié pour la finale A avant de s’y classer en dernière position.
Des ajustements payants pour la deuxième partie
Comme prévu, l’encadrement tricolore a procédé à plusieurs changements de composition pour la deuxième partie de la régate, disputée samedi après-midi et dimanche matin.
En skiff féminin, Emma Lunatti a confirmé sa régularité avec une nouvelle victoire en série avant de terminer au pied du podium en finale.
Le nouveau duo Milla Massemin et Mya Bosquet en deux de couple féminin a rapidement trouvé ses repères : deuxièmes de leur série, elles ont décroché l’argent en finale. Dans le même temps, le quatre de couple féminin, recomposé avec Claire Bové, a su rebondir après une course préliminaire plus difficile pour aller chercher l’or en finale.
Engagé en skiff masculin après avoir ramé en deux de couple lors de la première partie de la compétition, Hugo Roch a réalisé une très belle performance. Vainqueur de sa série, il s’est offert la médaille d’argent en finale, seulement devancé par le champion olympique grec Stefanos Ntouskos.
En deux de couple masculin, Victor Marcelot et Samuel Arque ont terminé au pied du podium après une troisième place en série, tandis que Godde et Mockels ont remporté la finale B.
Enfin, le quatre sans barreur masculin Pfister, Gicqueau, Ludwig, Rayet a confirmé sa domination avec un deuxième round parfait et une nouvelle victoire. Quatre victoires en quatre courses ! Le second équipage français a lui pris la septième place en finale.
« Une première étape très positive »
À l’issue de ce premier rendez-vous international, le directeur de l’équipe de France, Antonio Maurogiovanni, a dressé un bilan encourageant :
« Ce week-end a été globalement positif et productif pour notre première compétition internationale de la saison. L’objectif principal était de recueillir des informations et d’évaluer notre niveau actuel, et de ce point de vue, la régate a pleinement répondu à nos attentes. La présence de nations solides comme l’Italie, la Grèce, la République tchèque ou encore la Serbie a garanti des courses intéressantes et riches en enseignements. »
L’expérimentation était également été au cœur du projet :
« Nous avons volontairement modifié plusieurs compositions d’équipages entre les deux parties de la régate. Ce format nous a offert un excellent cadre pour tester différentes configurations et développer la capacité d’adaptation des athlètes. »
Cap sur la suite de la préparation
Cette régate a marqué le début d’un bloc de travail important pour les Bleus :
« Cette compétition constitue une première étape avant une période clé, avec les coupes du monde de Séville et Lucerne, puis les championnats du monde. Nous allons maintenant entrer dans un stage de deux semaines à Varèse, qui sera crucial pour affiner les compositions et poursuivre notre progression. L’environnement de l’équipe est très positif, avec une bonne collaboration entre les entraîneurs et le staff. Le groupe avance dans la bonne direction, et ce week-end pose des bases solides pour la suite de la saison. »
Prochain rendez-vous pour l’équipe de France : la coupe du monde de Séville, du 29 au 31 mai.

















